Tu m'as appris à être posée
A me contrôler et à me calmer
Pendant toutes ces heures de cours
Et pendant le pansage dans la cour
Même si on ne s'est pas toujours compris
On s'est toujours aimé
Quoi que pensent les autres cavaliers
Souvent tu faisais des bêtises
Tu m'as fait de grandes peurs
Mais j'ai aussi si souvent ri de tes malheurs
Parce qu'avec tes yeux outrés Tu me regardais, vexé
Que je n'ai pas empêché
Le drame de se passer
Pour te venger à ta façon
Combien de fois ne m'as-tu pas
Mis à terre d'une ruade, polisson
Et quand tu refusais de te faire attraper,
T'élançant dans ton grand prés,
Toujours je suis resté patient
Car trop ébloui par ton envie de vivre
Libre comme le vent....